Le groupe BMW a annoncé le 7 septembre 2026 l’extension, dans l’Union européenne, de sa collecte d’images déclenchée par des événements de conduite. L’objectif affiché est d’améliorer ses produits et la sécurité routière, notamment les systèmes d’aide à la conduite et les fonctions de conduite partiellement automatisée.
Le dispositif ne concerne pas tous les véhicules ni tous les trajets. Il vise les modèles de nouvelle génération équipés des capteurs et de l’architecture de traitement nécessaires pour enregistrer leur environnement en vidéo. BMW indique que cette collecte est possible depuis avril 2026 sur les véhicules éligibles.
Des situations précises déclenchent l’enregistrement
BMW présente cette collecte comme un mécanisme lié à des événements, et non comme un enregistrement systématique de chaque trajet. Les situations citées comprennent l’évitement d’une collision lors d’un changement de voie sur autoroute, le déclenchement du freinage d’urgence, un freinage manuel important ou encore une manœuvre d’évitement soudaine.
À partir de la mi-septembre, la vidéo associée à un événement pourra être transmise dans sa forme non altérée pendant 120 secondes au maximum par événement. Les données peuvent inclure les images des caméras extérieures, les informations issues des capteurs environnementaux et des éléments liés à la dynamique du véhicule, comme la vitesse, la direction et l’angle de braquage.
BMW explique utiliser ces images non altérées pour développer ses fonctions au moyen de l’apprentissage automatique. Pour un propriétaire dont le véhicule est éligible et qui a donné son consentement, un événement lié à la sécurité peut donc alimenter le développement futur des systèmes de la marque. La collecte reste toutefois concentrée sur des scénarios définis et sur les véhicules disposant du matériel requis.
Les modèles concernés comprennent le nouveau BMW iX3, la BMW i3, le X5 et la Série 7, ainsi que les modèles et mises à jour ultérieurs qui répondent aux exigences techniques. La liste ne signifie pas que chaque exemplaire de ces gammes participe automatiquement au programme : l’éligibilité dépend des capteurs, de l’architecture de traitement et du consentement du client.
Le consentement encadre la participation
La collecte est soumise au consentement du client et aux règles applicables en matière de protection des données dans les États membres de l’UE. BMW affirme que la protection de la vie privée est intégrée à la conception du système et que le numéro d’identification du véhicule est supprimé immédiatement après la transmission vers le système informatique central de l’entreprise.
Le constructeur précise également que ses systèmes n’identifient pas les usagers individuels de la route. Lorsque des employés BMW autorisés doivent accéder à des enregistrements individuels pour le développement, les visages et les plaques d’immatriculation des autres usagers sont masqués avant le visionnage lorsque cela est techniquement possible.
Le compromis est donc limité mais concret : les enregistrements ne couvrent pas chaque trajet, tandis que les images et les données entourant un incident peuvent donner à BMW davantage de matière pour entraîner ses systèmes d’aide à la conduite. Pour les conducteurs concernés, le changement tient surtout à cette possibilité de contribuer au développement de la marque lorsqu’un événement pertinent survient et que le consentement a été accordé.
L’annonce ne précise ni l’effet de ces données sur un véhicule particulier ni la date à laquelle d’éventuelles améliorations issues de ces enregistrements pourraient être disponibles. À ce stade, BMW étend surtout le volume de données utilisables pour l’apprentissage automatique, avec une collecte limitée aux événements annoncés, aux véhicules compatibles et aux clients consentants.
